Grimpette en PACA

Comme le lapin blanc d’Alice, suivez la pipeline rouillée…

Je suis quelque peu emmerdé avec ce post, parce que je l’ai annoncé il y a quelques jours, mais je ne sais pas vraiment quoi dire. Je pense avoir déjà eu ce genre de problème par le passé : je ne veux pas simplement raconter mes vacances. J’essaye en général d’amener une valeur ajoutée dans ces posts. Il s’agit souvent d’humour, parfois de grandes réflexions philosophique qui changeront les vies de tout ceux qui lisent mes lignes (ne me remerciez pas), mais pour aujourd’hui, je ne sais pas trop quoi faire.

Donc bon, comme souvent, je vais partir en impro et si vous tombez là-dessus, c’est que je n’ai pas trouvé ça trop nul. Et puis hop, je vous lâche ma découverte de la semaine. C’est cadeau.

Bonjour ! C’est le Mouton du futur ! En fait, c’est un article qui parle d’escalade ! Voilà, c’était simplement pour prévenir… Hm. Rétrospectivement, au vu du coup d’un voyage dans le temps, je ne suis pas sûr que celui-ci soit rentable… ‘vais encore me faire engueuler par mes patrons moi…

C’est la première fois que je descends sur la Côte d’Azur : j’ai aperçu le nord de l’Italie l’année dernière, je suis passé en Corse et en Croatie, mais c’est la première fois que je mets les pieds en région PACA. Depuis que je suis gosse, je me dis que ces régions où l’on trouve mer et montagnes doivent tout de même être sacrément agréable. Mise à part Lima, qui est un cas particulier, je n’avais jamais passé de temps dans ce genre de décors, et je dois dire que j’adore.

Première journée, nous nous sommes enfoncé de seulement 30 minutes dans les Alpes pour trouver les Gorges du loup, un défilé qui abrite une dizaine de secteurs d’escalade, proposant dalle, devers et grandes voies aux cotations très variées. Deux jours plus tard, nous avons pris la voiture pour faire 30 minutes dans l’autre sens, direction cap d’Antibes. Là, c’est une côte pleine de psycho blocs non ouverts qui nous attendaient !

Pour ceux qui n’ont rien compris aux quelques termes d’escalades ci-dessus, voici quelques explications :

  • Secteur : une falaise équipée de pitons qui propose un ensemble de voies qui possèdent chacune une cotation.
  •  Cotation : Valeur allant de 1 à 9 et de A à C pour définir la difficulté d’une voie. Les cotations les plus simples sont 1A, 1B, 1C, 2A… La cotation la plus difficile est 9C, il n’existe qu’une seule voie dans le monde qui atteint cette difficulté : Silence. Elle a été ouverte par Adam Ondra après deux ans de travail, et n’a jamais été répétée.
  • Dalle : Style de voie orientée “dans le bon sens“, c’est à dire qu’elle présente une pente douce : le grimpeur est située “au-dessus” du rocher. Le style de grimpe se caractérise par plus de mouvements d’équilibres.
  • Devers : Style de voie opposée à la dalle : le grimpeur est “au-dessus” le rocher. Le style de grimpe se caractérise par des mouvements plus en force et en endurance.
  • Grande voie : Succession de longueur impliquant une montée de plusieurs étapes : le premier grimpeur atteint le premier relai, se sécurise et assure son coéquipier qui le rejoint. Une fois les deux arrivé aux premier relai, le premier grimpeur peut attaquer la deuxième longueur, et ainsi de suite. Les grandes voies peuvent allé de 2 longueurs à plusieurs dizaines.
  • Psycho-bloc : Bloc situé au-dessus de l’eau : la protection est alors assurée par le “matelas” que propose l’eau en cas de chute.
  • Ouverture : Ce terme peut désigner deux cas très proches : en escalade artificielle, l’ouverture consiste à créer une voie. L’ouvreur va choisir une cotation pour la voie qu’il a créé. Sur les murs naturels, l’ouverture consiste à dévoiler une voie : la voie existe déjà, par la présence du rocher qui la compose. L’ouvreur va la nettoyer, l’équiper de pitons si nécessaire, et cette fois-ci, estimer une cotation pour la voie qu’il a ouvert : En effet, comme la voie n’a pas été créé artificiellement, sa cotation ne peut être qu’estimée par ceux qui la grimpent. C’est l’expérience qui permet aux ouvreur de coter une voie.

Voiiiiilà pour ce qui est du vocabulaire du jour. Après ces petits éclaircissements, vous comprendrez la variété d’activités qui se proposait à nous. Avec un peu plus d’organisation, nous aurions même pu faire un peu de plongée sous-marine. Le seul vrai problème de ce coin, très connu, mais que je ne constate que maintenant, c’est le coût de la vie : tout est très cher sur la Côte d’Azur. Heureusement que nous avions tout notre matériel pour grimper, ça nous aura permis de faire un maximum d’activités sans dépenser un sous.

Un max de placement de produit pour un max de thunasse ! #simond

Pour conclure, je dirais donc que j’ai l’impression que c’est une région pleine de promesses pour l’escalade, mais qui manque peut être un peu d’investissements. Le père de mon ami, qui nous héberge, m’a expliqué qu’une grande partie des infrastructures étaient payée par la région. Seulement, au vu du nombre de secteurs interdits d’accès, voire déséquipés (c’est à dire que les pitons ont été retiré) ou encore de l’état de certains équipements que nous avons croisé, j’ai tendance à penser que la région a laissé ce sujet de côté depuis quelques années. J’avoue que je me demande un peu comment ça se passe entre la FFME (Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade) et les régions, du point de vue financier/politique. Sujet à creuser…

Allé, pour conclure la conclusion, quelques informations en vrac sur le week-end dernier :

  • Fanny Gibert, grimpeuse française, à finit troisième à la Coupe du Monde de bloc, à Vail, USA, ce qui lui permet d’atteindre la troisième place au classement générale. C’est Janja Garnbret, l’incroyable slovène, qui arrive première au classement général en ayant remporté toute les médailles d’or de la saison.
  • Manu Cornu, ex-champion de France de bloc a épaté tout le monde en remportant la médaille d’or au Championnat de France de difficulté. Plein de bonne promesses pour les championnats du monde qui arrivent !
  • Adam Ondra, considéré par beaucoup meilleur grimpeur de tout les temps, a terminé deuxième au classement général de bloc.
  • Bref, en Europe, on sait grimper !

Un ptit pote, le premier soir

Leave a Reply