Une intro à la grimpe

Stefano Ghisolfi, grimpeur italien, champion mondial de difficulté en titre (2018)

 

Boooooooon. Avec 8 o. Il y a quelques mois, j’avais dit que je parlerais d’escalade sur ce blog. On est le quelques mois plus tard et j’ai toujours rien fais. Ce week-end se déroule la troisième Worldcup de bloc de l’année, donc je me dis que c’est une belle occasion pour s’y mettre.

 

Après m’être dit la même chose sur les deux précédentes… Oui, bon.

 

Alors tout d’abord, si vous êtes des néophytes, peut-être vous demandez vous ce que c’est que ce « bloc ». C’est une excellente question : à quoi peut bien ressembler une compétition de « bloc ». Et pourquoi est-ce que je dis compétition ici alors que je parle de Wordcup au-dessus ? Y a-t-il une raison pour cet incongrue anglicisme ?

 

Prenez place, prenez un chocolat, je vais tout vous dire…

 

 

I] Worldcup ou Coupe du monde ?

 

Commençons rapidement par la question la moins intéressante : pourquoi Worldcup et pas Coupe du monde. J’avoue que ça sera aussi la réponse la plus pourrie : vous l’aurez compris, l’un est directement la traduction de l’autre. Seulement, je trouve que parler de Coupe du monde, ça fait évènement unique, comme par exemple la Coupe du monde de foot. Il y a d’autres compétitions au niveau mondial, mais il y a qu’une seule Coupe du monde de foot, et c’est tous les quatre ans.

 

En escalade, c’est un peu différent. Il y a plusieurs Coupes du monde chaque année par discipline (on parlera des différentes disciplines un peu plus loin). A chacune d’entre elle, trois médailles, or, argent et bronze, sont distribuées. Mais il y a également un classement général qui détermine un champion du monde pour l’année en cours.

 

Alors vous qui êtes sain d’esprit, vous ne voyez pas le problème. Il y a plusieurs Coupes du monde, ok, pas de soucis. MAIS MOI ÇA ME PERTURBE. MOI QUI SUIS UN DÉRANGÉ DE LA TERMINOLOGIE, JE ME SENS PAS BIEN QUAND JE DIS

 

« Ce week-end, c’est la coupe du monde de bloc à Meringen, je suis tout jouasse. »

 

ALORS QUE JE SAIS QU’IL Y EN A UNE AUTRE A MOSCOU LE WEEK-END SUIVANT.

 

Alors j’utilise le nom « officiel » de la compétition. Comme c’est un événement mondial, c’est en anglais et ça fait Worldcup. Ça me perturbe aussi, mais un peu moins.

 

En plus parfois, on a des Championships, alors là je suis tout paumé, je sais plus quoi dire…

 

Ah mais j’ai jamais dis que j’étais normal hein !

 

II] C’est quoi le bloc ?

 

Revenons vers un sujet plus sérieux. L’escalade est divisée en trois disciplines distinctes :

  • La difficulté -ou voie-, Lead en anglais

C’est la plus connue, sûrement celle que vous imaginez quand on vous parle d’escalade. Une voie d’une dizaine/quinzaine de mètres de haut, une corde, un grimpeur et un assureur. Je décrirai cette discipline plus en profondeur dans un prochain article.

Romain Desgranges, grimpeur français, champion du monde de difficulté 2017

 Romain Desgranges, grimpeur français, champion du monde de difficulté 2017

 

  • La vitesse -ou rien du tout-, Speed en anglais

Sans aucun doute la moins connue et la plus incomprise des trois disciplines. Il s’agit ici d’atteindre le haut de la voie le plus rapidement possible. Vous vous en doutiez. Mais quand on dit « rapidement », on parle d’un record du monde en dessous des 6 secondes.

En fait, la voie est toujours exactement la même. Elle mesure une quinzaine de mètres de haut et les athlètes s’évertuent à trouver le moyen de briser chaque nouveau record depuis plus de quinze ans. Pour cette discipline aussi je promets un article car il y a beaucoup de choses à dire pour bien comprendre la substantifique moelle de la chose ! En attendant, une petite démonstration du champion du monde qui est français : Bassa Mawem.

 

 

  • Le bloc -ou queblo-, Boulder en anglais

Tout d’abord, personne ne dit quebloc, oubliez.

Troisième et dernière discipline d’escalade compétitive (Shtshtshtsht, je m’explique plus bas). Ici, pas de corde, pas de harnais, simplement des chaussons (d’escalade -_-) et un mur de quelques mètres de haut. En cas de chute, un gros matelas est là pour vous réceptionner.

Ici, je me retrouve confronté à un petit problème. Expliquer les subtilités entre le bloc et la voie, ça me prendrait trois pages. C’est intéressant hein, et j’ai envie de le faire. Mais cet article est déjà trop long. Je dois donc UNE NOUVELLE FOIS promettre un autre article… SorryNotSorry <3…

Shauna Coxsey, grimpeuse britannique, championne du monde de bloc 2017

 

III] Conclusion et autres facéties

Un peu plus haut je disais que je m’expliquerai plus bas. Vous le savez car vous venez de là-haut. Ici, on est plus bas, donc je vais m’expliquer sur ce que j’ai dit plus haut.

 

J’ai perdu personne ?

 

En effet, j’ai parlé de dernière discipline compétitive, alors pourquoi cette précision ? Tout simplement parce qu’il existe une multitude de disciplines (oui, j’ai menti) : grande voie, deep water, free solo… Et vous savez quoi ? Je vous en parlerai dans tout un tas d’autres articles 😀

 

C’est vrai que je n’ai gratté que le tout début du haut du sujet ici, mais je pense que c’est important de faire la distinction entre les disciplines pour pouvoir bien comprendre ce qui va suivre. Je suis désolé, vous ne pourrez pas suivre la prochaine WorldCup avec ces informations, mais si vous voulez au moins profiter du spectacle, ça se passe en direct ou en replay sur la chaine Youtube de l’IFSC.

 

Sur ces belles paroles (sisi), je vous laisse, j’ai plein de promesses à tenir !

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