Petite histoire d’oiseaux

Quand j’étais en Amérique du Sud avec mon pote Daniel, j’ai pris l’intégralité de mes photos avec mon petit OnePlus 5 tant aimé. J’ai eu pas mal de bon retour quant à la qualité des photos, ce qui me rendait assez content, et parfois fier des clichés que je prenais, mais je gardais tout de même une petite frustration. Eh oui, on peut prendre de très belles photos avec un téléphone, Apple, Samsung, OnePlus et beaucoup d’autre marques l’ont prouvées maintes fois ; il existe même des concours de photos prisent avec un smartphone ! Cependant, je trouve qu’on ne trouve jamais le confort que l’on a avec un vrai appareil photo. Pendant tout ce temps, je jalousais un peu peu mon pote qui prenait un plaisir fou à bidouiller chacun des paramètres de son reflex pour prendre des oiseaux et des singes (quand il n’était pas à court de batterie…).

Alors, quand je suis rentré en France avec la ferme intention de repartir sur les routes, j’ai investi. Après moult hésitations, un ou deux benchmarks et quelques discussions sur l’Internet mondial, j’optais pour un Canon EOS 2000D, accompagné de deux objectifs : un macro et un plus gros, pour prendre en photo de la bestiole. Après cette introduction beaucoup trop longue, j’en viens à mon sujet : la photo d’oiseaux…

 

 

J’ai découvert ce plaisir à Bordeaux. Au détour d’une balade destinée à me faire découvrir ma nouvelle machine, j’en ai croisé quelques uns et j’ai adoré les prendre en photo. Le challenge est total : apprendre à se positionner pour profiter correctement du décor, de la lumière et du meilleur profil de l’oiseau. S’approcher suffisamment pour avoir une belle photo bien nette, mais pas trop pour ne pas le faire fuir… J’ai pris un ou deux clichés là-bas, que j’ai déjà posté dans un petit article (si vous l’avez raté, ça se passe par ici…, j’en suis assez content), et puis j’ai arrêté. En fait, dans la suite de mon voyage, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de trouver de bon “spotàpiaf”, et puis en rentrant ici, mes occupations de ma vie “normale” ont reprit le dessus…

 

Jusqu’à ce que je m’ennuie des dites occupations… Après une première sortie qui fut un échec cuisant, je découvris un de ses fameux “spotàpiaf” en charmante compagnie. Je décidais donc de revenir avec mon appareil, un samedi, de bonne heure, et voilà ce que j’ai croisé…

Mon petit premier. C’est sans aucun doute celui qui m’a le plus fasciné. Il faut savoir que le fameux spotàpiaf est un étang dans la forêt de Coignières, dans les Yvelines. Pour le rejoindre, il faut marcher sur deux petits kilomètres, d’abord en longeant les champs, puis à travers bois. En sortant de ma voiture, je ne comptais donc pas vraiment prendre de photo avant un quart d’heure environ. Cependant, pour ne pas avoir de regret, j’ai décidé de sortir mon appareil au premier banc, à environ 20 mètres de ma voiture. Qui sait, peut-être allais-je croiser un sanglier matinal…

En me retournant, j’active mon regard de photographe amateur, à l’affut du moindre mouvement. A part un déchet, probablement un sac plastique à quelques mètres de mois, tout semble calme…

Mais euh… Il bouge bizarrement le sac. Maiiiiiiiis. C’est un fck****ing perroquet !

C’était fou… Pendant 10 minutes, il a picoré devant moi tranquillement, me laissant régler mon appareil, prendre toute les photos du monde. Finalement, un cycliste lui a fait peur pendant l’un de mes réglages, ce qui m’a fait rater l’envol. Il s’est sans doute échappé d’une maison, j’espère qu’il survivra…

 

Le camouflage des arbres m’a permis de m’approcher un peu plus de cette grèbe huppée (je me la pète parce que je connais son nom depuis seulement deux heures :D). Dans le milieu, on appelle ça un “oiseau périscope” (c’est faux) car il a la surprenante faculté de garder son corps sous l’eau en sortant seulement son cou et sa tête (ça c’est vrai par contre, c’est rigolo à voir).

 

Elle, elle était vraiment trop mignonne : elle est restée à faire sa princesse à quelques mètres de moi pendant une vingtaine de minutes.

 

L’une de mes petites fiertés… Voilà, j’ai pas grand chose à dire, je trouve que la photo a de la gueule. La prochaine fois je tenterai de cadrer un peu mieux le reflet…

 

C’est sur ses mots que mes deux potes et moi vous souhaitons une excellente soirée, journée, matinée, semaine ou peu importe ce que vous entamez ! J’espère que je vous dis à bientôt pour partager de nouveaux clichés !

 

 

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