L’option raz-l’bol

Bon, ça commence à faire un petit moment que je n’ai rien écrit ici, alors me revoilà ! Je vais aborder un sujet qui m’a pas mal préoccupé il y a de ça deux semaines. Commençons par choisir une musique bonne pour le moral…

 

Voilà ! Je crois en avoir déjà parlé ici, mais saviez vous que le groupe Baseballs réinterprète des musiques plus ou moins actuelles (Lady Gaga, Rihanna, mais aussi Spice Girls) à la manière des meilleurs hits des années 50, dans un stylé rock’n roll digne du King Presley ?

I] Il faut rentrer

Je suis arrivé au Portugal fin janvier, en bus. Comme je l’ai déjà écrit ici, j’ai “visité” Lisbonne pendant une semaine, avant de quitter la ville pour trouver une petite collocation, au bord de l’océan Atlantique. Le but était là de me reposer et travailler mes différents projets. Tout se passait bien : j’écrivais, je me baladais, je prenais des photos… Quand une triste nouvelle m’est parvenue : je devais rentrer immédiatement en France pour l’enterrement de ma grand-mère. Dans sa 101ème année, la mère de mon papa s’est éteinte paisiblement dans la nuit du 3 au 4 février.

Perdre sa grand-mère de 100 ans, c’est une épreuve, certes, mais j’étais préparé. Après tout, à cet âge là, il commence peut-être à être temps. On en avait un peu parlé avant mon départ avec mes parents et j’avais dis que si ça arriverai, je prendrai un avion pour rentrer. C’est donc au réveil, avant de sortir de mon lit que j’ai commencé à chercher un avion. Après quelques messages échangés avec ma famille pour convenir du meilleur moment pour rentrer, j’ai réservé un billet. Je n’avais plus qu’à attendre jusqu’au lendemain soir…

 

Ce qui m’a donné le temps de réfléchir.

 

Et de prendre des photos d’oiseaux…

 

II] Après ?

En fait, quand j’ai réservé ce billet, très rapidement, j’ai commencé à me demander quand allais-je revenir au Portugal. J’avais trouvé un Workaway de trois semaines qui devait commencer la semaine suivante, mais étant incapable d’être de retour à temps, j’avais prévenu la personne que je serai en retard. Elle a très bien compris la situation et m’a dit de prendre mon temps. Je commençais alors à regarder les billets d’avions pour le mardi ou le mercredi, quand une question à germé dans mon esprit.

 

Avais-je vraiment envie de repartir ?

 

Après avoir quitté Bordeaux, je n’avais pas vraiment apprécié mon aventure. Entre la phase clochard, la semaine d’averse perpétuelle et le stop en hiver que j’avais sous-estimé, je n’avais pas le moral au top niveau. J’avais certes passé un bon moment avec mon pote Martin, mais comme je l’ai dit dans mon dernier article, on aurait pu passer le même bon temps à Paris, pour moins cher. De la même manière, ces derniers jours dans la collocation était très agréables mais me coûtaient une fortune, ce qui allait complètement contre l’un des principes de base de ce voyage. J’avais sous-estimé les difficultés, et, alors que ce choix se proposait à moi -revenir au Portugal ou rester en France-,  je n’étais plus vraiment sûr de rien.

 

Un autre critère fondamental qui perturbait ce débat intérieur était mes autres projets. Je l’ai largement dit dans mes différents articles, je suis passionné d’escalade et de jeu de rôle, et je ne pouvais correctement pratiquer ni l’un, ni l’autre en voyage. Moins de trois semaines que j’avais quitté la région parisienne et ça me manquait déjà beaucoup. Arrêter ce voyage réglerait le problème.

 

Ce qui était extrêmement difficile dans ce problème c’est que, malgré toutes ces excellentes raisons, je ne voulais pas arrêter. On comptait sur moi pour le workaway. J’avais tant rêvé de voyage, c’était le moment où il ne fallait pas craquer. J’avais trop de projet pour tout arrêter là. Je me sentais très faible d’envisager de tout arrêter.

 

Alors j’ai pensé, pensé, pensé. Je me suis promené au bord de l’eau, j’ai regardé les gens surfer et pêcher. J’ai envisager toute les possibilités. J’en ai parlé à une amie. J’ai pris mon avion. J’en ai parlé à une autre amie, à mon frère, à ma belle-sœur. J’en ai parlé à mon neveu de 10kg et de huit mois…

 

ET FINALEMENT…

 

J’ai prononcé une phrase qui m’a fait comprendre.

 

En fait, je crois que si j’y retourne c’est par obligation… Mais envers moi-même.”

 

Voilà. Je n’ai pas envie d’y aller. C’est tout. Et le point de départ de tout ce projet c’est l’envie. Quand j’ai annoncé que j’allais en Amérique du Sud, puis plus tard au Portugal, certaines personnes m’ont répondu :

Mais what ? Haha, mais pourquoi ?

La réponse était toute simple : Parce que j’ai envie et que je peux. Mais là, j’ai plus envie. Alors pourquoi se forcer ?

 

III] (Après ?)²

(C’est le après qui explique ce que je fais après m’être demandé ce que je fais après, contrairement au après qui explique que je me suis demandé que faire après)

 

Ce blog ne va pas lentement mourir et sombrer dans les tréfonds de l’Internet ! Comme je l’ai dis un peu plus haut, j’ai beaucoup de projets, certains se passent ici, alors continuer à passer de temps, ça fait toujours plaisir ! Je vais parler de Jeu de rôle, d’Internet, d’univers post-apocalyptique, de Youtube, de court métrages, de moyen métrages, peut-être même de long métrages… ‘Fin de métrages quoi…

 

Au milieu de toutes ses reflexions complexes et tarabiscotante, j’ai pris un moment pour changer le nom du site. Je me suis dis que, même si je n’arrêtais pas le voyage, ça n’avais pas de sens de donner le nom A Sheep Journey alors que je parle de tout. J’ai donc choisi A Sheep Voice. Car je parle de plein de truc. Ce à quoi ma pote Camélia m’a fait remarqué que ça faisait beaucoup

 

*Voix nazillarde* Ecouteeeeez la voix du Mouton… Rejoignez ma seeecte… Suivez ma voiiiiiiie…

 

J’y avais en fait déjà pensé et j’avais trouvé ça un peu marrant, mais je ne pensais pas que ça serait si flagrant, surtout en anglais. Du coup, pour assumer complètement l’idée je passe en français, ce qui me permet de faire ce super jeu de mot entre voix et voie ! Et oui, je suis fier de moi.

 

Sinon, ce nom fait aussi un peu écho à ma volonté de créer un peu de contenu audio ! Vous pourrez me dire ce que vous en pensez 😉

 

IV] Concluons

Parce que, comme me le disait Mme Puech au lycée quand j’essayais d’allier philosophie et Star Wars :

Conclure, c’est cool.

 

Ai-je eu raison de considérer avant le départ la possibilité que ça me soule ? Oui, complètement. Le fait de s’être posé l’option raz l’bol m’a beaucoup aidé à prendre cette décision. Et je pense que c’est la bonne décision.

 

Quand reprendrai-je les voyages ? Aucune idée. Peut être dans un mois, peut-être dans un an. Quand j’en aurai envie en fait !

 

J’avais un autre truc à conclure mais j’ai oublié…

 

Ah si ! S’il y a une chose à tirer de cette expérience, c’est celle-ci : j’en avais pas réellement conscience avant, mais je pense qu’il y a des gens qui sont fait pour voyager, et d’autres beaucoup moins. Plusieurs potes sont partis à l’autre bout du monde pour 6 mois ou plus sans que ça ai l’air de les déranger. Mon collègue d’Amérique du Sud a même prévu de s’installer là-bas, ce dont je serais complètement incapable. J’ai adoré mes deux mois au Mexique, au Pérou et en Bolivie, mais rapidement, ma vie et mes proches en France ont commencé à me manquer. Quand je suis reparti au Portugal, c’était trop tôt, j’étais trop fatigué émotionnellement. Voilà, j’ai fini de philosopher : je repartirai, mais pas tout de suite !

 

Sur ce, je retourne sur mes offres d’emplois, faut que je trouve un moyen de me nourrir moi… A bientôt donc sur Les voix du Mouton !

 

One Reply to “L’option raz-l’bol”

  1. […] là-bas, que j’ai déjà posté dans un petit article (si vous l’avez raté, ça se passe par ici…, j’en suis assez content), et puis j’ai arrêté. En fait, dans la suite de mon voyage, […]

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