Un mot sur… Chanson Plus Bifluorée

Je quitte quelques instants les blog voyages, la cybersécurité et ma mini-révolution-Internet pour parler un peu « culture ». Je sors tout juste du théâtre de la Bruyère, toute petite salle du 9ème arrondissement. Ici se produit depuis quelques temps un groupe qui a bercé toute mon enfance :

Chanson plus Bifluorée.

Ne cherchez pas, ce nom n’a pas le moindre sens. Et, avec leurs 3000 auditeurs par mois sur Spotify (excellent indice de notoriété), il est très peu probable que vous connaissiez. C’est d’ailleurs pour ça que j’écris ce tout petit ticket 😉. Asseyez-vous confortablement, prenez un thé bien chaud, et partons ensemble découvrir un petit bout de chanson française

Le groupe nait en 1985, dans une petite bourgade du sud de la France nommée… Montpellier. Quelques années avant ma naissance, au début des années 90, ils se produisent dans la salle des Halles de Pontoise, dans le nord-ouest parisien. Dans une salle beaucoup trop grande pour eux, c’est un public d’une trentaine de personnes à peine qui les attends. Parmi eux, mes parents. Qui sont gênés. Gênés de voir une salle aussi vide. Gênés d’imposer si peu de public aux artistes. Gênés, car ils ne connaissent pas le groupe, et ils ne savent pas de quoi ils sont capable. Cette histoire, je la connais depuis des années car cette soirée leur a laissé un souvenir manifestement inoubliable. Le groupe, à l’époque de quatre musiciens, à su mettre le feu dans une salle rempli probablement à moins d’un dixième de sa capacité. Avec une énergie débordante, ils ont gigoté dans tout les sens au rythme endiablé de leur musique, tout en réussissant à faire partager le maigre public qu’ils avaient à disposition. Et c’est comme ça qu’ils sont entrés dans la légende.

Enfin dans la légende familiale quoi…

Ce groupe plein de talent arrive à allier parfaitement humour fin et talent musical, en offrant une performance, notamment vocale, vraiment impressionnante ! De plus, la construction de leur spectacle est vraiment bien réalisée et rythmée. Une chose que j’apprécie beaucoup dans cette construction, c’est qu’ils arrivent à faire un spectacle à vocation incontestablement humoristique, en plaçant des chansons profondes et réellement émouvantes, sans pour autant casser le rythme de la représentation. On peut noter par exemple la chanson Quand un soldat de leur premier spectacle (reprise de Francis Lemarque), ou encore Quand on a que l’humour, parodie de la très connue Quand on a que l’amour, de Jacques Brel, pour en faire un incroyable hommage aux victimes de Charlie Hebdo.

Cinq minutes avant de débarquer sur scène habillé en Mario et Luigi.

Et ça passe tout seul.

C’est émouvant et respectueux. Puis drôle.

C’est cool. Super cool même.

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Alors surtout, n’hésitez pas à passer les voir, la salle est toute petite, donc vous serez très proche des artistes. Ils se produisent tout le mois de janvier, le dimanche soir au <a href=”http://www.theatrelabruyere.com/a-l-affiche/index.php”>théâtre de la Bruyère</a> ! Pour les quelque uns du fond qui ont besoin de se raccrocher à quelque chose d’un peu plus connu, je trouve leur univers assez proche de celui d’Oldelaf ! Pour les générations plus âgées, notez qu’on peut également les associer aux Frère Jacques. C’est super, ça vaut le coup, allez-y !

Prestation très particulière de la chanson Quand un soldat avec le groupe Chanson Plus Bifluorée, accompagné par les élèves des conservatoires de Saintes et de Rochefort.

One Reply to “Un mot sur… Chanson Plus Bifluorée”

  1. D’abord nous n’avons pas gigoté ! On s’est éclaté !!! Et c’était à la halle St Martin de Pontoise, tu n’es pas assez attentif à la légende familiale ! 🤣 🤣

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