La petite histoire des bananiers

Disponible en podcast ici .

À Mr Barnymüss von Stinßon, éminent scientifique digéré dans le cadre de ses recherches par un par terre de tulipes.

Peut-être êtes vous en train de lire, en plein soleil, ou au coin du feu. Peut-être venez-vous de vous réveiller, ou êtes vous sur le point de vous endormir. Peut être sortez-vous d’une séance de sport, ou bien d’un sauna.

Peut importe la situation, admettons que vous ayez une petite faim. Dans ce cas, quoi de mieux qu’une banane ? En admettant que vous aimiez les bananes.

Mais alors que vous ouvrez cette banane -peut importe le sens…- une question vous traverse l’esprit : comment on fait les bananes ? D’où ça vient ? Et finalement, est ce que la machine à courber les bananes existe ???

Historique

Tout d’abord, sachez que la banane vient du… Bananier !

Bon bah voilà, on avance vite dans cet article.

Mais que savez vous du bananier ? Probablement rien de ses côtés les plus sombres… Laissez moi vous éclairer la banane.

Le bananier est un arbre très ancien : on pense qu’il existait bien avant la dernière extinction de masse, il y a des millions d’années (en excluant, bien entendu l’extinction de l’Holocène). En effet, les archéologues les plus émérites ont trouvé des traces de peau de banane auprès de squelettes de toute les époques, allant des premiers petits mammifères, il y a plus de 150 millions d’année, aux restes calcinés d’un kart contenant le cadavre décapité d’un pauvre champignon tout mignon.

Très rapidement, tout ses scientifiques se sont posé les mêmes questions : pourquoi retrouve-t-on des traces de bananiers auprès des petits mammifères SEULEMENT ? Pourquoi ce champignon avait-il perdu sa tête ? Et pourquoi diable conduisait-il un kart ???

La réponse à cette dernière question reste encore à élucider, bien que certaines pistes incluant un plombier communiste semblent prometteuses. Mais les deux premières ont récemment trouvé des réponses… glacantes…

Barnymüss von Stinßon, honorable biologiste allemand, reconnu dans le domaine de la banane, fit la découverte la plus macabre de sa carrière il y a de ça quelques années. Alors qu’il promenait son chien, Spikimus 1er, sur le campus de l’université de Xalapa, où il venait de donner une conférence sur les effets de la banane en condition d’isolement social modéré, la laisse de l’animal lui fut arrachée des mains, et le dit animal arraché à la vue : il avait disparu.

Il regarda de tout part, aucune trace du chien. Alors qu’il criait son nom à s’en faire péter les veines du cou, un liquide chaud lui coula sur le crâne, qu’il portait chauve. Levant doucement les yeux, il aperçut le défunt Spikimus dans les crocs…

D’un bananier.

## Analyses

Prenez le temps de de vous remettre de vos émotions. Dans un instant, nous analyserons la situation factuellement, comme l’a fait ce cher Barnymüss.

Après avoir pleurer trois jours de suite.

Mais peu importe.

  • Le bananier à tué Spikimus.
  • Le bananier est carnivore, pas de quoi en faire un plat.
  • Le bananier se nourrit de petit animaux qui passe sous ses branchages, et ce, depuis tout temps.
  • Spikimus se trouvait à une dizaine de mètres sous les premières feuilles du bananier, ce qui laisse supposer que le dit bananier bénéficie d’une allonge de 10 mètres. À la louche.
  • Barneymüss n’a pas vu son chien disparaître, ce qui laisse supposer que le bananier est vif ! Plus vif qu’un caméléon ! Plus vif même qu’un vif d’or ! Car on peut voir le caméléon ou le vif d’or bouger !
  • Le bananier a des crocs, ce qui, en biologie, est loin d’être une évidence quand on parle d’un arbre fruitier. Et je m’y connais en biologie !

Mais alors, comment le bananier opère-t-il ? Observons un cas.

Individu classique

Quitter un peu des yeux cette grappes de bananes, bande de chenapan gourmand, et concentrez vous plutôt sur cette petite glande violette. C’est là que tout se passe.

Lorsque le bananier détecte des vibrations aux sols, par un système racinaire empruntant le modèle très connu de la toile -comme le fait l’araignée-, il lance son système de reconnaissance de proie. Par un habile jeu de banane, il déplace son poids dans une direction, soulevant ainsi légèrement la toile racinaire. Ayant connaissance de son propre poids, et prenant en compte le déplacement de la toile en fonction du nombre de banane déplacée et du sens du vent, il peut ainsi déterminer le poids de l’impudent qui se balade sous ses feuilles

Si le dit impudent semble posséder un poids inférieur à une limite –à définir, des études menées par le laboratoire centrale de Briolet-sur-Alzette sont encore en cours-, le mécanisme se déclenche.

Une tige, située à l’extrémité des grappes de bananes (invisible sur cette première photo), se détend à une vitesse phénoménale. On estime cette vélocité à 35 mètres par secondes. Dans le même temps, la glande inférieure est ouverte par un système mécanique dépendant directement de la tige, dévoilant douze rangés de crocs aiguisés. L’impudent sus-nommé est remonté, puis digéré. Les impudents les plus petits sont gobés par la glande et digéré en interne.

 

Cas exceptionnel d’individu blessé : il ne parvient pas à replier correctement son appendice de propulsion

 

Si le mécanisme d’attaque et de digestion est à peu près résolu, il reste de grands mystères autour de cet arbre, notamment avec cette histoire de champignon fou du volant. Cependant, nous pouvons tout de même avancer une hypothèse à ce propos. Le champignon Toadanita Muscaria serait une espèce capable de se mouvoir. Certains écrits anciens relaterai même l’existence d’un sois disant “royaume champignon” dirigée par une humaine narcissique et naïve. Avec de tels informations, on peut aisément supposé une friction sociale avec la famille des bananiers, voire une guerre secrète entre les deux espèces.

Étant donné la tâche difficile que représente l’interrogatoire d’un bananier dans l’affaire de meurtre d’un champignon, nous ne pouvons rien affirmé. C’est donc sur ces hypothèses que je conclurai cet article, tout en vous demandant de faire très attention aux bananes : on ne sait toujours pas de quoi elles sont capables !

 

Un article signé Armand ‘Reizak’ BENOIT, avec l’aimable aide du professeur Barnymüss Stinßon.

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