Cusco et ses environs

Je pense que Cusco est, pour le moment, ma ville préférée dans ce voyage. Là, à la base, j’enchaînai sur une intro qui parlait de goût et de subjectivité, mais, quand je me suis relu, j’ai trouvé ça vraiment pourri.

Alors j’ai pas d’intro. Pardon.

Maintenant je parle de Cusco et de ses environs.

MUSIQUE !

Chapitre 1 : H-h-h-h-h-h-h-h

(C’est le bruit que je fais quand je suis à bout de souffle (Vous allez comprendre (Peut-être que vous avez déjà compris))).

Cusco, c’est à 3400 mètres d’altitude. Voilà, avec ça vous pourrez vous la péter en dîner mondain. Le truc c’est qu’on n’est pas habitué à ça. Du coup, il peut y avoir plusieurs effets pendant les 24/48 premières heures :

  • Le plus connu, je ne l’ai pas vécu : se sentir un peu essoufflé plus ou moins en permanence dans les premières heures. C’est là que vous comprenez le titre du chapitre. ET BOUM ! JE RETOMBE SUR MES PATTES.
  • Mon truc à moi, c’était d’être fatigué. Le lendemain de notre arrivé, j’ai fais une sieste de 4h après le déjeuner pour récupérer de la balinette de 1h faite le matin. Après je vous ai amoureusement écrit une nouvelle sur la plage de Lima 😉 Et ça m’a fatigué.
  • Le truc à Daniel d’il y a deux ans, c’est de perdre la vue pendant quelques instants. Il a démarré un trek très rapidement après son arrivé, et, le premier jour, pendant la marche, couic, plus de lumière. Voilà, ça peut arriver, pas de panique, ça revient.
  • Le truc des Belges qui veulent faire leur intéressants en faisant rien comme les autres, c’est d’avoir des fourmis dans le doigts. Voilà, c’est que m’a dit notre nouvelle amie, mais j’ai quelques doutes : pas vu la moindre fourmi…

Tout ça pour dire qu’au début, on n’a pas fait grand-chose, le temps de s’habituer quoi.

Dans la vieille ville de Cusco, il y a des tas de petites places comme ça

Chapitre 2 : Après cette crête, c’est plat !

Dimanche matin, 5h, le réveil sonne. La veille, nous avons retrouvé une amie rencontrée dans l’avion Mexico-Lima, ainsi que son équipe, et nous avons convenu de nous rendre ensemble au lac Humantay.

L’équipe de choc pour attaquer Humantay

Je me permet ici une petite aparté sur la taille de l’Amérique.

C’est vachement grand.

Voilà pour l’apparté.

Je crois que j’ai déjà fais cette blague il y a deux semaines, faudrait que j’en achète d’autres.

Ce que ça implique, c’est que rien n’est proche. Quand je suis arrivé à Cusco, je savais qu’on avait prévu de faire plusieurs sites. Ce que je ne soupçonnai pas, c’est que chacun est à trois heures de route minimum !

Ce que ça a de plus curieux, c’est qu’on les fait sans vraiment réfléchir ces trajets. Alors, bien sûr, c’est parce qu’on est obligé, mais pas seulement. Bizarrement, je trouve qu’on ne voit pas vraiment ça comme une contrainte. J’en parlais avec Lola qui a vécu plusieurs mois en Californie, c’est pareil ! Personne n’hésite, tout le monde le fait, parce que c’est comme ça.

Pourtant, en Europe, jamais on ne ferai 6h/7h de route allé pour aller voir un monument, aussi incroyable soit-il, pour refaire ce même trajet le lendemain.

C’est curieux.

Voilà, j’ai vraiment terminé.

C’est donc après 3h30 de route que nous sommes parvenus au pied d’une montagne.
Après 15 minutes de marche tranquille et un petit déjeuner fort sympathique, la monté nous attendait.

Petit camp avant la montée

Des cailloux.

De l’herbe.

Des chevaux.

Des Péruviens.

Et Nous.

Plutôt que vous décrire comment chaque parcelle de mon corps me rappelait à chaque pas que ma dernière randonnée en montagne remontait à plusieurs années, je laisse quelques photos.

Après trois quarts d’heure de marche, Daniel me rattrape (Ou je le rattrape, je me souviens pas bien) et m’annonce :

« Tu vois cette crête ? Juste après c’est plat et le lac est à portée de main ! »

Cool ! A partir de ce moment, la pente s’est accentuée, mais je savais la fin proche ! Après un court rafraichissement dans un ruisseau qui passait par là, le dernier kilomètre m’attendait.
À chaque pas, je voyais la crête se rapprocher. Ces rochers étaient devenus ma seule pensée, mon unique objectif. Plus que quelques mètres… Enfin, je pose la main dessus.

Regarde de l’autre côté.

VRAIMENT ? MAIS C’EST PAS DU TOUT FINI !

Après avoir légèrement maudit mon cher ami occupé à faire des papouilles aux vaches, quelques dizaines de mètres plus bas, je rassemblais les forces pour cette ultime marche, et, enfin, j’arrivais à mon but. Et bah crévindiou, ça valait le coup.

Pour la petite histoire, ce lac, créé par la fonte des glaces, est apparemment un lieu sacré pour les populations locales. Et comme le sacré est un bon business, les populations locales se sont convertis dans le tourisme.

Par contre, du coup, on ne peut pas se baigner dedans…

En redescendant, je me suis fait un pote. Et on est rentré. C’était une journée coolcoolcool !
Mais le plus excitant restait à venir…

Ça, c’est mon pote.

Et ça, c’est le Paraguay en gros plan.

Chapitre 3 : Comme le disent les belges…

1800 marches, ça va….

Mais reprenons depuis le début. Lundi matin, nous nous rendons Rue Sol, proche de la Place d’Arme. Nous y avons rendez-vous pour prendre un bus direction…

Machu Picchu !

Une fois sur place, un délicieux accent fait frémir mes oreilles… Ça sent la frite ! ÇA SENT LA BIÈRE ! AVIIIIS AUX BEEELGES !

C’est comme ça que nous avons rencontré Joachim et Marie, des gens formidaaableuh ! FooOOrmidableuh ! Pardon, j’essaye de rester dans le ton.

C’est avec joie et sourire que nous avons tout les quatre prit le bus pour nous rendre à Aguas Calientes, une petite ville extrêmement touristique au pied du Machu Picchu. Seulement six heures de bus nous ont permis d’atteindre une station de train située à une dizaines de kilomètres de la fameuse ville. De là, une randonnée très sympathique nous attendait, le long des voies ferrées.

Marche, hotel, resto, dessert, dodo…

Et Crockdur

3h30 : le réveil sonne.

3h55 : nous attendons la Belgique sur la Place d’Arme. Oui, il y a aussi une Place d’Arme ici.

4h00 : nous voilà rassemblés.

4h20 : nous sommes deuxième dans la queue des braves qui graviront les 1800 marches qui nous mèneront à notre objectif.

4h21 : Joachim nous annonce que 1800 marches, ça va.

4h22 : je réponds que j’ai quelques doutes.

4h23 : je me dis que faire chaque minute serai une idée marrante.

4h25 : je réalise que non, ce n’est pas marrant.

….

5h00 : on ne voit plus le bout de la file des braves. L’accès aux escaliers est ouvert.

C’est parti !!!

Un magnifique escalier

5h35 : j’arrive 4eme en haut des marches, petite fierté.

5h43 : la Belgique nous rejoins : H-h-h-h-h-h-h. Ils constatent que 1800 marches, c’est un cran au dessus de “ça va”.

L’avantage d’entrer en premier sur un site pareil, c’est qu’on le découvre entièrement vide. Après quelques dizaines de minutes seulement, des centaines de touristes vont le prendre d’assaut.
Alors on a profité de cette chance pour découvrir cette cité mythique, plongée dans une nappe de brouillard mystérieuse. Les seuls habitants encore présents se promenaient doucement sur les grandes étendues vertes, profitant dans des derniers instants calmes de la journée.

J’avais prévu de mettre une photo des habitants -les lamas-, mais j’ai oublié, et je peux plus le faire, pardon 😐

J’adorerai pouvoir décrire le sentiment que procure ce site, mais c’est indescriptible. Il faut le vivre pour comprendre. Se dire qu’on se balade au milieu d’un monument reconnu merveille du monde, c’est assez dingue.
Et ce qu’il y a de dingue aussi, c’est de se dire qu’après trois heures, LE BROUILLARD N’A PAS BOUGÉ.

C’est un poil frustrant.

Entre temps, nous avons fait la rencontre de Olivier et Andréa, un couple français super sympa. Alors tous ensemble, mené par Marie et Joachim, champions nationaux en la matière, nous avons râlé contre ce brouillard. Monter jusqu’ici pour ne pas pouvoir profiter de la vue, c’est quand même une honte.

Nous nous sommes lancés dans une randonnée qui nous mena à la Porte du soleil. Mais les nuages étaient toujours la. Petite pause casse-croûte agrémentée d’un rallage prohibitif, et nous faisons demi tour.

Equipe de choc, version francophone, la tête dans les nuages

C’est là que nous l’avons vu. Dans les nuages, un trou nous permettait d’apercevoir la cité ! A partir de ce moment, les appareils photos ont chauffé. Voyez plutôt.

Un trou dans les nuages… Le serpentin blanc, c’est la route empruntée par les bus. L’escalier coupe tout droit.

Bien sûr, Alfonso était de la partie, il a tout grimpé tout seul !

Puis, avec Eduardo, ils ont essayé de discuter avec un lama, mais le bougre a essayé de les bouloter

Finalement, tout s’est bien terminé, ils ont obtenu son respect

Finalement, ils ont laissé leur nouveau pote le lama pour prendre l’équipe, au complet cette fois.

Vue de la vallée depuis le Machu Picchu. Notez le petit pont vert…

Bon, là je suis un peu bloqué dans mon histoire. Ma plus grande peur, dans ces blogs, c’est de tomber dans la récitation de voyage. On a fait ça, puis on a fait ça… c’est chiant a mourir, pour vous et pour moi. Et le problème, là, c’est qu’il s’est pas passé grand-chose : j’ai adoré ces deux jours, mais en grande partie pour les rencontres. Du coup, je n’ai pas grand-chose à raconter. Alors je préfère pas raconter. Je préfère vous laisser avec quelques conseils :

  • Si vous voulez voir le Machu Picchu, ne trainez pas : il y a quelques années, ils ont passé le temps sur place par personne de 12 heures (heures d’ouvertures du site) à 6 heures (un créneau matin et un après midi). En ce moment, ils réfléchissent à réduire encore ces créneaux, pour protéger le site. Si ça continue comme ça, dans quelques années, le siten pourrait bien être fermé au public.
  • Le Machu Picchu, c’est assez grand. Et c’est plein de touristes, donc on avance lentement. Bien sûr, il ne faut pas le faire en courant, mais une fois sur place, ne trainez pas trop, les 6 heures passent vite.
  • Peut être que vous entendrez beaucoup que c’est un site ultra touristique, qu’on se marche un peu dessus, bref, que c’est une machine à fric. C’est vrai. Mais c’est pas pour autant que ça ne vaut pas le coup. Passez voir, et vous visiterez des trucs déserts de touristes avant et après.
  • Une fois entré sur le site, si vous voyez des panneaux sortie/salida, et que vous n’avez pas fini ce que vous avez à faire, faites demi tour ! Ça paraît con comme conseil, mais ces panneaux apparaissent longtemps avant la sortie, et, une fois sur le chemin, vous ne pouvez plus faire demi tour !
  • S’il y a du brouillard, ne désespérez pas, le soleil peut se pointer même après 3 heures d’attente !

Sur le retour, on a du tracer un peu : le dernier bus partait à 14h30 du même point que la veille. Il fallait donc redescendre l’escalier, et rebrousser chemin le long de la voie ferrée. Mais cette fois-ci, on a prit le temps de s’arrêter sur un spot croisé à l’aller.

Et revoilà le petit pont vert ! La légende raconte que j’ai du mal à prendre des photos droite…

On a prit quelques photos rigolotes

Puis nous avons traversé.

Ah, et ouioui, la voie est encore utilisée… Mais pas d’panique maman, on l’entend de tres loin et il va tout doucement 😉

Et ça sera à peu près tout pour Cusco ! Le lendemain, la Belgique nous a quitté pour Lima. De notre côté, nous sommes resté un jour de plus pour visiter un peu la ville. C’est jeudi soir que nous avons bouclé nos sac pour prendre le bus, direction Bolivie !

MAAAAAMEKEMBAAAAAAAA… TIMINIII KIMAMAAAAA

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