Mexico-City

Dernière ville du Mexique. Trois jours à Mexico City, avant de prendre la direction du Pérou.

C’ÉTAIT NAZE.

Pas tout.

Mais un peu.

Je développe

C’est d’la merde.

Voilà pour le développement.

Mais non, je rigole, c’est une blague, une joie, rigolez amis lecteurs !

C’est parce que j’avais pas mis la musique !

Là je la met.

Et là je m’explique.

Chapitre 1 : On pu.

En partant de Xalapa, on s’était dit qu’il faudrait faire une lessive à Catemaco. Sauf qu’une seule journée sur place couplée à l’humidité de la région nous a forcé à repousser jusqu’à Oaxaca. Sauf que la fatigue couplée à notre stupidité nous a forcé à repousser jusqu’à Mexico City. Sauf que la coupure d’eau –presque– générale nous a forcé a repousser jusqu’à Lima.

Voilà. Ça fait quatre jours qu’on a les mêmes sapes. C’est dans ce genre de moment que je suis très content d’avoir investis dans la laine Mérinos ET de constater que ce que j’ai lu se confirme. Contrairement à ce qu’affirme ce titre de chapitre scandaleux (Je ne sais pas qui l’a choisi), je ne puais pas. Chaque nuit je laissais mon t-shirt s’aérer et le lendemain, pas la moindre odeur nauséabonde. Ou noséaquoiquecesoit d’ailleurs !

Je m’essaye à l’humour… Oui, bon bah ça peut pas marcher à chaque fois !

Par contre, Daniel, j’ai du le mettre en quarantaine façon Han Solo : trois jours coulé dans du béton armé, je peux vous dire qu’il a pas beaucoup vu la ville. Ne me jugez pas, nos voisins de palier ont tourné de l’œil après 10 minutes…

Chapitre 2 : Mais moins que la ville

J’aime pas beaucoup Paris. L’une des raisons, c’est que je trouve que ça pue. Je pensais savoir ce que c’est, la puanteur.

Mexico, ça pue les égouts une rue sur deux et ça pue la merde dans l’autre rue que deux. C’est dégueulasse, y’a des merdes de chiens étalées partout, des piles de déchets… Le pire c’est qu’il y a aussi des poubelles carrément immenses par endroit, trois fois plus grande que celle que j’ai vu ailleurs !

Mais c’est dégueu.

Et ça pu.

C’est pas bien quoi…

Chapitre 3 : Fermez vos gueules ! Et vos enceintes ! Et vos sifflets !

J’aime pas beaucoup Paris. Une des raisons c’est que je trouve ça trop bruyant. Je pensais savoir ce que c’est, le bruit.

Mexico, ça te déglingue les oreilles en permanence. En réalité, c’est un sentiment que j’ai depuis Xalapa. Je ne comprends pas pourquoi ce marchand de légume se sent obligé de diriger son enceinte 2 millions de Watts vers la rue. Cool si t’aimes ta musique mec. Mais fous nous la paix, on s’entend plus dans la rue.

Même chose pour les sifflets : les flics et les militaires les ADORENT. Mais comme des gosses. Alors qu’on attendait le bus pour quitter Xalapa, un policier nous a éclaté un coup de sifflet dans le tympan pour appeler son collègue posté à 20 mètres de là…

POUR LUI FAIRE UN COUCOU.

Mais vraiment hein, j’exagère pas là. Pas un signe pro ou je sais pas quoi d’utile.

UN PUTAIN DE COU-COU

RAAAAAAAAAH, je l’aurai étranglé avec son sifflet à la con si c’était possible !

Mais calmons-nous, revenons à Mexico City.

*Respire….*

C’EST QUINZE FOIS PIRE DANS LA CAPITALE, PUTAIN !!!!!

C’est simple : on ne peut simplement pas parler dans certaines rues à cause de la musique des commerçants. Et attention, jusque-là, je n’ai parlé que des commerces lambda ! Mais attendez de passer devant une boutique qui VEND des enceintes !!!! Mais quelle blague ! MAIS HAHAHA !

MEC, TU FAIS PLUS DE BRUIT QUE LA BOITE DE NUIT EN FACE DE TOI !!!

Parlons métro maintenant. Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi il y a SIX CONTROLEURS PAR QUAI QUI NE SERVENT QU’A SIFFLER QUAND UNE RAME ARRIVE OU PART ???

Et enfin, les marchés. Je pense qu’ils se font greffer des cordes vocales en plus, perso je suis pas capable de gueuler aussi fort. Dude ! TU VENDS DES COUPLES ONGLES ! TU PEUX TE CALMER S’IL TE PLAIT* ???

Aaaaah, ça va mieux.

 

Chapitre 4 : Les bons moments

Bon, je gueule, je gueule, mais y’a quand même quelques bons moments. Par exemple, nous avons passé une après-midi au parc Chapultepec, le plus grand parc urbain d’Amérique du sud. Oui, ils font pas trop la différence centrale/sud ici ; c’est gringos ou pas gringos. La parc est vraiment gigantesque, on peut y trouver des endroits presque déserts, calmes, mais aussi un grand marché, ou même un château !

On y voit aussi des performances surprenante

Le parc est rempli d’écureuils absolument adorable d’une part -comme tout les écureuils en fait-, mais surtout, sans peur, ni reproche ! Les gamins courent vers eux et les bestioles ne bougent pas d’un iota, c’est impressionnant !

Et puis ils sont mignons.

Je les aime.

Hein ? Ah oui, je passe à la suite !

Deuxième moment supersuper cool : l’escalade 😀 Ça faisait 6 mois que Daniel n’avait pas grimpé et mois 3 semaines (c’est moins long mais c’est dur quand même :’( ), alors nous avons trouvé une salle de bloc ! Ou plutôt une salinette.

C’est une petite salle.

Toute petite

Mais c’était quand même super agréable ! Après deux jours de tensions dans cette ville qui m’irritait tout les 30 mètres, je suis sorti de cette séance très détendu.

Parfois leur prises ont l’air un peu défoncé à l’opium

Hehaha, vas-y frère, attrape moi…

Chapitre 5 : Rétrospection dans l’avion

Finalement, c’est une bonne chose d’avoir fini le Mexique sur cette expérience. D’abord, tout n’était pas horrible, je n’ai pas parlé des australiennes rencontrées dans notre auberge avec qui on a fait de la musique et un billard, du street-art super cool trouvé dans les rues… Bon, je n’ai pas non plus parlé de tout les mauvais côtés, comme ce mec sensé nous louer son appart via Airbnb et qui nous annonce qu’il n’y a pas d’eau, deux heures avant la réservation…

Mais le fait de finir ce pays comme ça nous permet de ne pas le regretter. Nous avons tout les deux des souvenirs incroyables des trois semaines passées à explorer toutes ces villes. Mais ces derniers jours, tout ce que nous voulions, c’était partir pour le Pérou, sans laisser le moindre regret derrière nous.

Ciao Mexico, je reviendrai, mais j’ai des trucs a faire avec le Pérou et la Bolivie 😉

6 heure, premier jour, ambiance un peu lugubre de la capitale encore endormi… j’ai bien cru que la ville allait me plaire, il s’en est fallu de peu !

Leave a Reply