Oaxaca

J’ai quelques difficultés à démarrer cet article, alors je le dis pour me donner un coup d’pouce. Un point de départ quoi…

Oaxaca, ça a été une étape un peu hors du temps dans ce voyage. Pendant trois jours, nous avons été au cœur d’une ville en pleine effervescence : absolument tout respirait, sentait, paraissait Los Muertos. C’était incroyable, et magnifique. C’est aussi là que j’ai rencontré des gens vraiment super… Voilà, maintenant que la machine est lancée, [je mets la musique, et c’est partie !]

Jour 1, dit « L’arrivée »

A peine descendu du bus, j’ai rencontré Luvia, une amie de Daniel, qui a gentiment proposé de nous héberger. Seul problème : elle ne parle pas un mot d’anglais, alors, avec mon niveau olympique d’espagnol, la communication a été assez réduite. Mais je ne doute pas qu’elle soit une personne super !

 

C’est avec nos deux heures de sommeil, difficilement prises dans le bus, que nous avons accepté de la suivre dans une marche d’une heure qui nous a mené à Monte Albán. Là, les ruines d’une ancienne civilisations sud américaine, le peuple olmèques, nous attendaient. C’était très surprenant comme paysage : des pyramides datant de plusieurs siècles, toujours en place, des étendues d’herbe plus plates qu’une plaine Minecraft, et une vue imprenable sur tout la vallée dans laquelle est nichée Oaxaca.

Encore une heure de marche, et nous revoilà à Oaxaca. Après une petite balade dans les rues bondées de la ville, nous sommes allé diné dans une ruelle assez étrange. Je ne suis pas sûr d’avoir bien saisi le fonctionnement, mais voilà ce que j’ai compris : une multitude de marchands tentent de vendre leurs produits. Jusque là, rien d’étrange. Mais une fois que vous avez choisi ce que vous voulez manger, vous êtes conduit à une table où tout les clients sont mélangés, puis vous êtes servi. Pour faire simple, c’est comme si Pizza-Ut, Mac Donald’s et Burger King mélangeaient tout leurs clients sur des tables partagées. En plus de ça, les tables sont très grandes et les serveurs forcent un peu pour les remplir. Au début, je trouvais ça assez gênant (question d’habitude : quand je vais au resto, j’ai l’habitude d’être tranquille avec mes potes), mais finalement ça nous a permis de discuter avec trois américains et deux mexicains super sympas. Bon, le monsieur Mexique a tenté de me tuer avec un piment beaucoup trop fort, mais il était quand même gentil !

« Un poco » qu’il disait…

Jour 2, dit « Ce jour »

La deuxième journée a démarré à 3h30. La veille, Luvia nous a expliqué que des amis de Mexico City seraient de passage, car ils faisaient route vers le sud. Comme ils arriveraient dans la nuit, nous allions devoir dormir à trois dans les lits.

3h30, les voilà.

Bon, c’était pas la meilleure nuit.

Le plan pour le lendemain était de nous rendre à Hierve el agua. Je vous parle de ce lieu magique un peu plus loin. Nous avions bien réfléchi, la meilleure option était de partir très tôt pour arriver avant l’heure des touristes. L’idéal aurai été de partir à 8h, au plus tard. La bon point, c’est que les amis de Mexico comptaient également y aller, on pouvait donc profiter de leur voiture !

Mais les amis de Mexico étaient fatigués. Alors ils se sont réveillés à 9h30. Et puis les amis de Mexico sont mexicains, alors ils sont en retard, presque par principe, on dirait… à 11h, je dis à Daniel qu’il serait probablement mieux d’y aller demain, à deux, tranquillement.

A beautiful bird we found in a little street

Finalement, nous sommes allé nous balader tranquillement dans Oaxaca avec Luvia. Après une heure de marche dans les rues agitées de la ville, nous avons fini dans un restaurant buffet absolument IIIIINCROOOOYAAABLE.

Je sais pas si je vous ai dis, parfois j’exagère un peu… surtout quand il s’agit de bouffe…

Nan mais vraiment, c’était bon.

A Briolet, en France, un arrêté municipal interdit aux moustiques d’entrer sur la commune. Ici, on leur fait des statues, chacun son truc !

Bon bah après… on s’est peint la tête et on a picolé quoi, voilà, fin de journée !

Bon ok, je mets quelques photos 😉

Un américain et deux français

Deux français, une américaine et un Italien

Comme à Xalapa, les défilés étaient super !

C’était triste mais super stylé…

Deux français supersuper cool -comme tout ceux qu’on a rencontré en fait…-

Alfonso y Eduardo n’ont jamais peur de rien

Jour 3, dit « Douleur et Déception »

Aïe…

Ah oui, la bière.

Ah oui, le rhum…

Bon bah, on avait dit départ à 8h30 et je suis un homme de parole, c’est donc à moitié dans le coma que j’ai suivi Daniel et Luvia dans les rues de Oaxaca pour rejoindre le bus qui nous conduirait à Hierve el Agua. Car il n’était pas question de rater ce spot !
C’est le genre d’endroit presque unique au monde : si on ne m’a pas dit de connerie, le seul autre phénomène de ce genre se trouve en Turquie. En très gros, comme l’eau est très riche en carbonate de calcium, ce dernier se calcifie au fur et à mesure des siècles. En bref, c’est joli et étonnant. De plus, c’est un lieu très sacré pour les anciennes civilisations locales.

MAIS REVENONS A NOTRE BUS.

Il faisait vraiment très chaud. J’avais vraiment très la gueule de bois. J’étais vraiment très serré. C’était vraiment très long. Alors forcément, à un moment ça n’allait plus… J’ai invoqué le Saint Bro’

« Daniel, ça va pas du tout là… »

Descente en urgence, quelques pas et, Ho ! Vous avez vu le sol ? Il est pas palpable ! Je m’écrase lamentablement contre le mur devant moi, puis sur le côté. C’est un sentiment très étrange : alors que je devrais voir le mur, mes potes et tout ce qui passe à portée de mes yeux, à 1m87 du sol, c’est le ciel que je vois devant moi. Et puis le sol est de moins en moins palpable. Mais ça va tout doucement comme ci…. Comme ci quatre mexicains me retenaient dans la chute en fait.

Wow, je vous aime les gars.

Au-dessus de moi, je vois une femme d’une cinquantaine d’années prendre les commandes.

« Allongez le ! Étendez lui les jambes ! Toi ! Va chercher un coca ! Ça va aller, ça va aller, tranquilo, tranquilo… »

Maman ?

Je ne connais pas son nom, mais c’est la meilleure mexicaine que j’ai rencontré. Une fois assurée que j’allais bien, elle a laissé mes deux amis s’occuper de moi. Gracias Señorita.

Après une heure, je me sens capable de repartir, et c’est reparti pour une demi heure de bus, puis 1h de camionnette dans les routes défoncée et sinueuses de la campagne mexicaine. C’était dur, mais j’endurerai tout les maux pour voir Hierve el Agua. Voilà des années que je connais le paysage turques, et plus d’un mois qu’on me vanter la version mexicaine, j’ai vraiment hâte !

Enfin, nous arrivons a destination ! Il ne nous reste plus qu’un court chemin à parcourir pour y arriver ! Je rassemble les quelques forces que m’ont fournie la tortas attrapée entre le bus et la camionnette, et jeL me lance. Dans quelques instants, j’aurai sous les yeux une étendue de magnifiques piscines naturelles, remplies d’eau fraîches qui me fera le plus grand bien.

CA Y EST, NOUS Y SOMMES. ET…

WOW !

C’est si décevant.

Enfin je veux dire, c’est beau hein ! Mais euh… deux malheureux points d’eau, remplis de touristes et entouré d’Instagrameuses venues prendre les poses plus sophistiquées pour plaire à une audience en perpétuelle quête d’un petit bout de chair à reluquer.

Oups pardon, je dérive… C’est juste que me retrouver dans les backstages d’Instagram, c’était assez désespérant…

Mais revenons à Hierve el Agua. Après une baignade tout de même très sympathique, nous avons marcher un peu pour prendre des photos.

Voilà les deux petites piscines naturelles dans laquelle on a ou faire trempette

Pour conclure, c’était super chouette comme endroit, mais beaucoup plus petit que ce que nous attendions.

Heureusement, pour sauver la journée, nous avons rencontré des gens vraiment super cool dans le bus de retour ! Ramona l’américaine et Damien le belge. Vraiment des gens super. Le genre de personne gentille, intelligente, inspirante et tout l’tralala. Après deux heures de discussion pendant lesquelles nous sommes passé par le travail, le voyage, la musique, les films, la lutte des classes, la poésie et je ne sais encore quel sujets, nous nous sommes séparés comme si nous nous connaissions depuis des années.

Probablement l’un des meilleurs trajets de bus de ma vie.

Conclusion, dit « La conclusion »

Voilà, on arrive au bout de l’épisode Oaxaca. La semaine dernière je vous ai parlé de Gregsway dans mon article L’envie de voyager. C’est probablement le gars qui m’inspire le plus dans mes projets et ma vision du voyage. Il y a quelques temps, il disait dans une de ses vidéos quelque chose du genre

« Quand on voyage, on part pour découvrir des paysages, des lieux, des cultures, mais finalement on se souvient surtout des rencontres. »

C’est exactement ce que j’ai ressenti à Oaxaca. La ville est jolie, mais j’en ai déjà vu des meilleures. Seulement, ici, j’ai rencontré ces trois américains de San Francisco, ces deux Mexicains qui ont voulu me brûler vif de l’intérieur, ces quatre français et cet italien avec qui on a passé une soirée inoubliable, ces allemands, encore d’autre américains, ce belge, et puis Ramona. Cette ville pleine de fête et de bonne humeur m’a comblé pendant deux jours.

Merci à tous !

Merci.

Leave a Reply