Xico

Dimanche 28 octobre, après quatre jours passés à Xalapa, il était temps de nous diriger vers le sud. En effet, pour rappel, l’un des objectifs de la partie Mexique du voyage est de passer la fête des morts à Oaxaca.

Voilà donc le plan :
Nous rendre à Veracruz en bus, puis y louer une voiture afin d’être plus libre dans nos déplacements. Une fois l’auto récupérée, nous n’avions plus qu’à passer par Catemaco pour récupérer les affaires que Daniel avait laissé là, dire bonjour aux singes, y passer une nuit, et tracer à Oaxaca. Enfin, depuis Oaxaca, rouler vers le nord et rendre la voiture à Mexico City.

Ce qu’on a suivi du plan :
Nous rendre à Veracruz en bus.

Voilà 😐

Bon, j’exagère un peu, on a à peu près suivi les grosses étapes. Mais pas comme prévu. Développons. Mais d’abord, un peu de musique.

Arc 1 : Les voitures

Me sentant l’âme d’un mangaka en cette belle matinée de novembre, j’ai décidé de diviser cet article en arcs. Vous voilà prévenu.

En arrivant à Veracruz, nous pensions prendre un bus pour nous rendre à l’aéroport, là où toute les agences de locations de voiture se sont implantées. Déjà, pas de bus. Alors on a pris un taxi. 100 pesos de taxi ! Alors bien sûr, quand on lit ce blog depuis l’Europe, ça semble cheap 5€ pour 15 minutes de route. Mais quand on sort de Xalapa, C’EST SUPER CHER.
Mais bon, pas de soucis, bientôt on aura la voiture, on sera libre comme l’air ! 🙂

HAHAHAHA.
NON.

Nous avons commencé par aller voir l’agence où nous avions réservé une voiture. Pas de réservation. Ok… mais pas de soucis, on a le temps, on va tout refaire. 🙂 Bon, le tarif de base c’est 150€ environ pour une semaine. C’est cool 🙂 Et puis comme on a moins de 24 ans, il faut ajouter 10€/jours/personne. 290€ :’) Oui mais c’est le prix de la liberté 🙂 Et la caution est à 500€ 🙂 Bon allé, on la prend. Comment ? On a pas assez de sous pour payer la voiture+caution ?

Hahahaha

Hahaha…

Ha…

ha.

Eh bien merci Madame, on revient demain 🙂

:’( :’(

Par curiosité, on va quand même voir les autres agences.

  • La première coûte deux fois plus cher… Bon bah non ;
  • La deuxième refuse la carte de débit pour la caution… Bon bah tant pis ;
  • La troisième est moins chère, accepte la carte de débit… mais annonce un remboursement de la caution SOUS CINQ MOIS.

On a décidé d’arrêter les frais et de prendre la première agence. Là on pourrait penser que la partie fun de Veracruz allait démarrer. Mais c’était sans compter qu’il n’y a pas de bus à l’aéroport. Seulement des taxis à… DEUX CENTS PESOS. En clair, on a payé nos infos de location quinze balles. Là, on était un peu soulé.

Arc 2 : La calzone

Nous avions convenu avec une amie de Daniel, Salvia, que nous nous retrouverions pour déjeuner, à 15h. Ponctualité oblige, nous avons décidé à 16h qu’elle nous rejoindrai au resto quand elle pourrait. D’autant qu’on avait rien mangé depuis 8h30. Il commençait à faire faim.

16h10, nous entrons dans un resto-bar qui semble fort sympathique.

16h16, je commande une calzone ainsi qu’une petite entrée de rouleaux de printemps (c’est hyper typique, ok ???). Daniel commande une entrée de je sais plus quoi 1 et un plat de je sais plus quoi 2.

16h26, les rouleaux arrivent. Ils sont frits, avec du jambon et du fromage. C’était bon.

16h28, je sais plus quoi 2 arrivent.

16h29, je sais plus quoi 1 arrivent. Bon, manque plus que la calzone.

16h40, Salvia arrive, mais pas la calzone. Elle est très gentille. Et elle parle anglais. Salvia hein, pas la calzone.

16h50, ça fait bien 5 ou 6 fois qu’on voit les cuistots vérifier le four à pizza. Hmmm, ça sent l’traquenard.
16h55, la serveuse vient platement s’excuser : ils ne comprennent vraiment pas pourquoi, mais la calzone ne cuit pas !

17h, on nous sert des nachos de consolation.

17h10, la divine calzone arrive !!!

A peine cuite.

Arc 3 : Le port

Bon, à partir de maintenant, il y a presque plus eu de merde ! 🙂
Presque…

Pendant le repas, Salvia a très gentiment proposé de nous héberger pour la nuit : comme nous avions prévu de tracer à Catemaco en voiture, nous n’avions aucun logement de prévu. Nous avons donc passé la soirée ensemble.

Elle nous a emmené sur les quais de la ville. Là, deux choses m’ont surpris d’entrée : de l’autre côté du port, on apercevait la partie industrielle avec ses énormes grues et ses piles de conteneurs. Les ports industriels, bizarrement, je trouve pas ça vraiment moche. Plutôt étonnant et mystérieux. Quand j’en vois, j’ai tout un tas d’histoires qui m’arrivent en tête…

Beaucoup plus près, à quelques mètres de nous, une bande d’ado attendaient au bord de l’eau en maillot de bain. Salvia nous a expliqué que si on jetait une pièce dans l’eau, ils plongeaient pour la récupérer. En pleine nuit. Dans l’eau du port. NOIRE.

Impressionnant. Et étonnant. Assez gênant.

En suivant le port, nous sommes arrivés sur une digue qu’on a pu remonter sous la pluie. Et puis on s’est un peu amusé. Et puis je suis tombé sur mon épaule. Et sur mes lunettes. Et puis j’ai pété les lunettes.

Voilà voilà. C’est cool Veracruz.

Arc 4 : L’ingénieur

Après le port, nous sommes partis boire un verre avec deux amies de Salvia. J’ai parlé une bonne partie de la soirée de cinéma français avec l’une d’entre elle, dont j’ai complétement oublié le nom. Je suis toujours surpris de constater que notre 7eme art a une si bonne réputation à l’étranger quand on voit ce qu’on en dit en France. Ça fait plaisir 🙂

Breeeef, après ça, nous nous sommes rendu chez Salvia qui a un appart, ma foi, curieux. Elle a une quantité de bordel impressionnante, je trouve ça parfaitement passionnant. Bibelots, masques, bouquin étranges, croix inversée…
Alors je me suis amusé un peu.

J’aime bien les masques

Celui là était vraiment chouette !

Au réveil, la nouvelle est tombée : mon virement était arrivé sur mon compte, nous allions pouvoir louer la voiture ! YEEEEES.

Après un petit appel pour vérifier qu’elle était toujours disponible, nous allions pouvoir… Pardon ? Vous ne prenez pas les cartes de débit ? Mais what. Mais fait chier.

Mais putain..

Bon bah, on va prendre le bus… Une dizaine d’euros pour rejoindre Catemaco, moins une réduction fourni par un code promo, allé, c’est parti. Pour en bénéficier, nous avions besoin d’une nouvelle adresse mail, je donne donc a Daniel celle que je n’utilise plus depuis plusieurs mois déjà. C’est en allant vérifier le mail que mon cœur s’est arrêté un instant.

Je suis diplômé.

Ça y est. Trois ans de souffrances et de combats qui se finissent.

Je suis ingénieur.

Cool.

Au revoir Veracruz, finalement je t’aime bien.

 

Un grand merci à Salvia pour nous avoir hébergé et pour nous avoir filmé en train de faire les cons <3

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