Xico

Pour le troisième jour passé à Xalapa, nous avons décidé de faire une petite excursion. Direction la station de bus, et nous voilà sur les routes mexicaines pour rejoindre un petit village portant le nom de Xico ! Chauffe Marcel, chauffe !

Les vrais comprendront

Allé, on envoie la musique

Le bus nous a déposé tout en bas d’une longue rue au bout de laquelle nous attendait une cathédrale. Je dois admettre que tout ce qui est architecture religieuse, je m’en tamponne un peu l’oreille avec une babouche. En fait, j’ai plus été intéressé par l’arbre que l’on a trouvé devant.

Tout les trucs qui pandouillent, c’est des parasites… Une version très verte de Alien quoi…

Bon allé, je mets quand même une photo du truc qui est derrière, ça pourrait intéresser certains.

Ah oui, ça n’a rien avoir avec ce qu’on trouve en Europe !

En remontant l’avenue qui nous a mené a cette place, on a entendu une grosse détonation. Alors moi, tout de suite

« Ça y est je vais mourir, c’est un règlement de compte de cartels ! On m’avait pourtant dit que c’était dangereux, JE VEUX PAS MOURIR, JE VEUX RENTRER, AAAAAAAAAAAH »

Bon, j’exagère peut être un peu, maiiiiiis… Bien qu’en réalité, je n’ai jamais eu peur pour ma sécurité depuis que je suis ici, ça surprend un peu. Daniel m’a expliqué que c’est des gros pétards qui sont lancés lors des enterrements pour rendre hommage aux défunts.

Arrivé à la cathédrale, nous avons voulu jeter un œil à l’intérieur -On apprécie pas forcément beaucoup ce genre de bâtiment, mais quand même, curiosité+culture oblige-. Manque de bol, le bâtiment était complètement rempli pour une messe. On s’arrête quelques instants à l’entrée, puis Daniel me demande :

  • Tu veux entrer ?
  • Bah non, on va pas faire les touristes au milieu d’un enterrement
  • Quoi, c’est un enterrement ???
  • Mais… c’est toi qui m’a expliqué le coup des pétards… Et puis le cercueil au milieu de l’allée centrale m’a mis la puce à l’oreille aussi…
  • Ah oui, bien vu…

L’objectif de cette excursion était principalement une magnifique cascade située à quelques kilomètres de la ville, ainsi que le mole, une sauce typique du coin. Alors, suivant un sens des priorités indiscutable, nous avons commencé par chercher un restaurant qui proposait la dite sauce ! En redescendant la rue qui fait face à la cathédrale, nous avons croisé des habitants… curieux…

Ainsi que le défilé qui rendait hommage au mort. Le contraste avec la messe très calme qu’on a observé dans la cathédrale était assez énorme.

https://youtu.be/SrznmJrPCgQ
Désolé amis Steemian si j’utilise Youtube et pas DTube, mais ÇA MARCHE PAS VOTRE TRUC. Mais je vous aime <3

Finalement, nous avons trouvé un petit resto sur une très joli place. Mais comme j’adore la bière, j’ai préféré prendre les superbes canette de d’Indio plutôt que la dite place…

J’adore, je la trouve magnifique

Et voilà le Mole ! (Prononcez Molé en accentuant sur le Mo). C’est une sauce à base de cacao, de miel, de cannelle, de fèves (dans notre cas, de l’amande), et de plein d’autre ingrédients tels que des clous de girofle, de la coriandre… C’était… vraiment… super bon 😐

Avec du riz et une sorte de gâteau de blé

Une fois le ventre bien rempli, nous avons fait une petite escale par le musée du carnaval : une toute petite salle rempli de dizaines de déguisements typiques du coin, incluant une collection de masques que j’ai particulièrement adoré !

Après encore une rencontre quelque peu… inquiétante, nous avons enfin pris la route de la cascade. Sur le chemin, un petit commerce nous a vendu du torito, un alcool à base de sucre de canne, de lait et d’un arôme ajouté, comme cacahuètes, mûre ou guanábana, un fruit local.

Après trente minutes de marche, nous sommes enfin arrivé à la cascade. Les deux premiers points de vue étaient très sympa, mais je n’ai pas trouvé de bon point du vue pour prendre des photos. Déçu de ne pas pouvoir vous montrer ce magnifique paysage, j’ai suivi Daniel sur un pont de singe qui nous mena de l’autre côté de la cascade. Là, deux balades nous tendaient les bras :

  • Une première offrait un autre point de vue sur la cascade déjà aperçue ;
  • La seconde menait à une autre cascade, plus petite.
  • On fait les deux ?
  • Allé !

Après un nouveau pont, nous avons atteint une petite cabane en bordure de chemin. Une pancarte nous demandait de payer 10 pesos pour les frais d’entretien du chemin, géré par une coopérative locale. Ça va, c’est pas trop cher. Et le chemin était très joli. Régulièrement, des escaliers en bois nous permettait de descendre la pente très raide qui nous mena… au paradis.

Qui eu cru que The Starway to heaven descendait ?

Ah non pardon, j’étais juste en surexposition, voici donc la cascade que je ne pensait pas pouvoir vous montrer !

C’est dans ce genre de moment qu’on se retrouve à admirer un paysage sans ressentir le temps passer. On pourrait rester là 10 minutes comme une heure.

Mais pour nous ça aura été plutôt 10 minutes car très rapidement, nous nous sommes rendu compte que quelques saloperies -excusez mon langage- de minuscules mouches étaient en train de nous bouffer. Alors nous nous sommes… carapaté.

Sur le chemin de la deuxième cascade, des panneaux indiquant un restaurant m’ont un peu étonné : on était littéralement au milieu de la jungle ; comment un restau pouvait nous attendre 200 mètres plus loin ? Well, Mexico stuff, le restaurant était au rendez-vous : au milieu d’une petite clairière, une dizaine de tables attendaient de nouveaux clients. C’était un peu surnaturel comme vision.

Finalement, nous sommes arrivé à notre but. La chute d’eau était effectivement beaucoup plus modeste que la première, mais pas moins splendide. J’adore les cascades. J’adore l’eau douce. Alors forcément, j’étais aux anges.

Après quelques minutes de méditation sur un rocher, au bord de l’eau, je me suis rendu compte que les anges étaient encore de minuscules monstres volant qui se servaient mes mollets pour leur déjeuner. Alors, nous avons fui, encore. C’est comme ça que la journée à Xico s’est conclu : deux gringos fuyant à grand pas en essayant tant bien que mal de sauver le peu de chair qui leur restait.

Bon, peut être que j’affabule un peu…

Leave a Reply