Xalapa

Comme je le disais tantôt, nous avons pris, un peu plus tôt cette semaine, un avion pour nous rendre à Mexico City. Avion qui a affiché deux heures de retard… DEUX HEURES QUI NOUS ON FAIT RATÉ LE DERNIER BUS DE NUIT. Oui, bon, je l’ai un peu mauvaise, mais allez passer une nuit dans une gare routière mexicaine et vous me comprendrez. Après SEPT HEURES D’ATTENTES, nous avons pris un bus, ma foi, fort confortable, pour nous rendre à Xalapa, dans l’est du pays. Et c’est donc de cette charmante bourgade que je vais parler aujourd’hui.

MUSIQUE !

Xalapa est une ville que je qualifierai de taille moyenne, abritant entre 500 000 et 800 000 habitants. Oui je sais, ça fais une sacrée fourchette, mais j’ai pas bien compris les chiffres que j’ai trouvé. Maintenant que vous disposez de cette information tout a fait passionnante et primordiale, nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet…

Petit 1

LA THUNE ! LE PEZ, LE GRISBIS, LE FRIC, EL PLATA ! Mais c’est n’importe quoi cette région ! On trouve des tacos, des tortas ou des tortillas pour moins de 30 pesos… soit 1€50 !! Et on a le ventre plein, et c’est trop bon !!! Nan, cette ville est vraiment pas bonne pour mon régime… ni pour mon foie… 20 pesos la bière, hier on a payé l’équivalent de 15€ pour un shot, trois cocktails et CINQ LITRES DE BIÈRES.

Je sais ce que j’ai dis sur les photos de bouffe, mais juste pour que vous vous rendiez compte : ça, c’est 3€, et j’ai plus eu faim de la journée…

Et les taxis ! 1€50 pour traverser la ville ! D’ailleurs y’en a plein les rues, ça n’a rien a voir avec les autres villes que j’ai pu visiter. Bon après, c’est pas forcément très rassurant d’être dedans, c’est un peu Bagdad la conduite au Mexique. Ça fait deux semaines que je suis là, Daniel 5 mois, et on n’a toujours pas compris comment fonctionne le code de la route… ni si il y en a un en fait…

Little 2

La végétation est vraiment magnifique. Et surprenante ! Déjà, en Basse Californie, j’avais été pas mal dépaysé par la quantité hallucinante de cactus. C’était vraiment comme dans les vieux westerns que je regardais quand j’étais ado. J’ai même eu cette vision mythique d’un grand cactus couvert d’une quinzaine de vautours ! Comme dans les films je vous dis…

Un parc très sympa, traversé en arrivant dans la ville

Mais -car il y a toujours un mais- la région de Xalapa, c’est un autre niveau ! C’est veeert, mais veeeeeeert, j’adore ça. Deux endroits m’ont particulièrement plu et étonnés à Xalapa : d’abord l’Université. J’ai toujours regretté de ne pas avoir réellement vécu de vie étudiante en campus. Je suis resté 2 ans sur le campus de Versailles qui est très sympa mais tout petit, puis j’ai fini au « campus » Ionis, un truc tout bétonné-biendegueu. Je pense que j’aurai beaucoup aimé vivre sur un campus de type Harvard/Cambridge (pour le cadre hein, pas le niveau xD).

L’entrée du campus

Mais revenons au Mexique. Nous sommes allé sur le campus de Xalapa pour assister à une conférence donnée par Frans De Waal, primatologue et éthologue très TRÈS reconnu. En attendant la conférence, nous nous sommes baladé dans le parc du campus… qui est une véritable jungle. C’était génial. En se baladant au milieu des bananiers et d’autre immenses arbres magnifiques et tous plus exotiques les uns que les autres, on ne pouvait s’empêcher de penser « Les gens qui étudient ici, c’est leur trajets pour aller en cours… C’est leur quotidien quoi. » c’est surnaturel comme pensé quand on a étudié à Versailles et Paris !

On s’attend un peu à voir sortir une grosse bestiole de l’eau ou de n’importe quel buisson

On a aussi croisé cette magnifique demoiselle qui somnolait au dessus du chemin que nous empruntions. Je l’ai pris sous deux angles ; sur la deuxième photo je ne la vois juste pas…. Comme quoi, le camouflage animal, c’est efficace.

Grosse comme un tiers de ma main, environ…

Le deuxième point que j’ai adoré, pour la même raison en fait, c’est le parc Tecajetes. En plein milieu de la ville, passez sous un portail, descendez une pente de quelques dizaines de mètres, et vous voilà encore une fois au milieu de la jungle.

Entré du parc

Bon en réalité, on sent bien qu’on est en territoire civilisé car ça reste un parc : les chemins sont faits de dalle, il y a des fontaines et des bancs.. mais niveau végétation, c’est très sauvage, très diversifié, bref c’est la jungle.

360°

L’autre point qui accentue l’immersion, c’est le fait que le parc soit en contrebas par rapport à la ville. Comme je le disais, on entre par une pente, et la rue qui longe le parc monte. Ça implique qu’on ne voit pas du tout la ville depuis le parc, mais juste un mur de végétation. On se sent au milieu de rien.

Enfin, il est possible de trouver une petite cabane qui abrite des serpents, des rapaces et des tortues. Je suis très partagé sur cet endroit car c’est à la fois incroyable et très triste. Les oiseaux sont enchaînés et ne bouge presque pas.. c’est pour cette raison que je n’ai pas pris de photo : je me sentais vraiment mal pour eux. Mais en même temps j’étais très content de pouvoir les admirer d’aussi prêt. Pour l’anecdote, à l’entrée, un hibou fait le guet… j’ai cru qu’il était empaillé avant qu’il ne me fasse sursauter en se tournant vers moi !

Pequeño 3

Xalapa est une ville beaucoup moins pauvre que La Paz ou Los Cabos. En Basse Californie, la grande majorité de l’économie est versée dans le tourisme. La conséquence, c’est des quartiers super pauvres, comprenant des habitations en béton brut, parfois même à moitié en ruines, à moins de 100 mètres de superbes hôtels de luxe. Je dois dire que c’est assez écœurant…
L’est du pays est beaucoup moins touristique, ce qui en fait un lieu où on se sent plus proche de la vrai vie des gens.

L’autre conséquence, c’est que l’économie étant plus équilibrée, les quartiers semblent beaucoup moins pauvres. Bon, il faut pas non plus s’attendre à de magnifiques pavillons, on reste dans un pays relativement pauvre. Mais, tout de même, la ville est plus jolie et en meilleur état.

Rien à voir avec la vrai vie des gens : Xalapa abrite un musée sur les anciennes civilisations d’Amérique centrale. On peut y trouver ce genre de d’immenses têtes. Chacune pèse plusieurs tonnes et mesure entre 1,70 et 2m

Le premier point qui saute aux yeux c’est les couleurs : là où tout était gris à l’ouest, on trouve ici des couleurs de maisons très variées. On peut également noter des décorations, comme des mannequins typiques de la culture mexicaine. Enfin, les restaurants et les cafés donnent plus une impression de commerces de quartier que de baraque à touristes.

Un peu de street art en allant petit déjeuner

Le fait de se retrouver dans la vraie vie mexicaine apporte beaucoup de choses. Déjà, beaucoup de gens. La vie ici se passe dans la rue : tout d’abord tout les commerces sont grand ouverts sur la rue. Ça parait tout con, mais c’est en fait assez étonnant quand on vient de Paris. De plus, les vendeurs à la sauvette sont extrêmement courants : à chaque croisement, on peut se retrouver face à un vendeur qui se balade avec son énorme brouette en bois pleine de marchandises.

Œuvre temporaire faite de poudre aux couleurs très vives.

Mais le couronnement de la vie que l’on a vu à Xalapa, c’est bien entendu l’événement des évènements… le début des festivités de la fête des morts. Déjà 4 jours avant le jour dit, un immense défilé a traversé la ville. Plusieurs troupes de musiciens, de danseurs et danseuses, des gens déguisés… c’était immense, et génial ! Mais je vous laisse apprécier ce que j’ai pu capturer. (Je vais essayer de mettre des vidéos au plus vite, mais pour le moment, ça sera des photo 😉

Ces dernières sont mes préférées, elles étaient vraiment splendide !

Je peux vous dire qu’après avoir vu ça, j’ai hâte d’assister aux grands défilés qui auront lieu dans les jours à venir !!!

Ah oui, dernière nouvelle : on a accueilli deux nouveaux voyageurs, Eduardo et Alfonso ! Ils vont nous suivre partout en Amérique du Sud, et Alfonso m’a avoué qu’il rêvait de traverser l’Europe alors il va m’accompagner à partir de janvier.

Eduardo y Alfonso

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